Eté 2021 : l’exubérance

Jardin d'épices, été 2021

Cannas, hostas, miscanthus

L’été 2021 est clairement sous le signe de l’exubérance. Cette tendance va sûrement se confirmer avec l’arrivée du soleil et de la chaleur pour la fin juillet. En effet, nous sommes le 15 juillet, et il pleut très abondamment. Depuis 2017, il n’avait pas tant plu sur le jardin. Les températures ne sont certes pas de saison, mais elles restent douces. Résultat, la végétation est exubérante ! 

Des plantes qui s’éclatent !

Il y a des plantes qui aiment la pluie et ça se voit ! Les tétrapanax, les hédychiums, les cannas, les dahlias, les phormiums, les bananiers… tous poussent incroyablement. Le gel de l’hiver 2020/2021 a détruit les bananiers et les phormiums jusqu’au sol. C’est désormais un lointain souvenir tant ils poussent et rattrapent leur retard. A ce rythme, en fin d’été, ils auront retrouvé la taille qu’ils avaient en fin d’été dernier, après 3 années d’hivers doux sans gel. Donc, finalement, le gel n’a pas été un problème pour eux. C’est tout l’intérêt de planter des végétaux solides et rustiques : ils se remettent vite et bien. Le bananier “Red Dragon”, a gelé jusqu’au sol mais lui aussi s’en est très bien remis. Il a redémarré plus vite que les bananiers du Japon, et il pousse très vigoureusement. 

Jardin d'épices, été 2021

Tétrapanax, macléaya, dahlia géant (D. imperialis)

Les pertes dues à l’hiver dernier (2020/2021) se révèlent finalement assez faibles. Le poivrier du Mexique (Piper auritum) n’a pas redémarré ni le manioc (Manihot grahamii), probablement pas manque de drainage du sol lors de l’épisode de froid. Malgré tout, je vais retenter ces 2 plantes. Merci à Bertrand du jardin “les Plantes voyageuses“, de m’avoir donné des plants de manioc. En revanche, les Alpinias sont bien repartis. Il s’agit du galanga (Alpinia galanga ) et de l’atoumo (Alpinia zerumbet variegata). Encore petits, leur croissance va s’accélérer dès le retour de la chaleur. Le brugmansia, le plumbago du Cap, le Solanum rantonetti, le Dahlia imperialis, les érythrines, l’amicia, tout ça a bien passé l’hiver et pousse vigoureusement. Les roscoés comme les hédychiums sont prometteurs en termes de floraison. Bref, tout ceci promet une suite d’été sous le signe de l’exotisme, et c’est plutôt sympa quand on ne part pas en vacances au bout du monde.

Au potager quelques légumes sont à la peine…

Si toute cette pluie est une bonne chose pour les massifs, elle est plus embêtante pour le potager. Si tout pousse bien, le risque de mildiou pour les tomates est bien réel, et on sait que les années pluvieuses sont généralement des années sans tomate. Les traitements naturels à base de prêle ou de bardane ont leur limite. Ils sont inefficaces quand la pluie perdure et que les températures, nocturnes notamment, restent trop basses. Autre problème quand il pleut : les pollinisateurs ne sortent pas. Résultat, les courges et courgettes qui fleurissent pourtant abondamment ne sont pas pollinisées. Alors, les fleurs avortent en masse et les jeunes fruits ne se développent pas. En ce printemps et début d’été, encore aucune courgette ni aucun concombre.

A part ça, le maïs est magnifique, les choux et les patates douces poussent fort, comme les chayottes. Les bananiers fruitiers à l’essai commencent à donner une belle ambiance au potager. Pourtant, je ne donnais pas cher de leur vie au début de la saison. Il s’agit des variétés Helen’s hybrid, Himalayan fruit, et Dajiao. On verra comment tout ça va évoluer au cours de l’été.

goyavier du Brésil, Le Jardin d'épices

Feijoa en fleurs (goyavier du Brésil)

Et au verger ?

Cette année, il va y avoir beaucoup de prunes, de figues, de raisin. Un peu de pêches aussi. Nous avons mangé les premières mûres issues des mûriers vrais (Les Morus). Les goyaviers du Brésil sont couverts de fleurs et les jujubiers vont fleurir pour la première fois. Moins de pommes et de poires, mais il y en a eu tant l’année passée, c’est souvent une année sur deux pour ces fruitiers. On se régale aussi de fraises, de groseilles, de casseilles…

Pour l’instant donc, à part quelques légers désagréments, le jardin se portent très bien et ne souffre pas de l’abondance de pluie, bien au contraire.

Les récoltes sont là, différentes selon les années mais bien là. La maison est perdue dans un océan de verdure, le Jardin d’épices reste un bonheur, année après année…

 

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