Un brugmansia en pleine terre

Brugmansia, le Jardin d'épicesVoilà des années maintenant que je cultive mon bugmansia en pleine terre. En effet, j’avais de moins en moins de place pour l’hiverner à l’intérieur, et il était devenu bien encombrant. Alors, j’ai décidé de tenter le tout pour le tout. Je l’ai installé en pleine terre, le long de mon long mur exposé plein sud. 

Je le traite finalement comme le plumbago du Cap. En octobre, je le coupe au ras du sol, et dessus, j’installe un bon paillage avec une bâche hermétique. Et tous les ans, au printemps, j’ai la joie de le voir resurgir et fleurir à partir de fin août, début septembre.

Découvrons la plante

Parfois, on le confond avec le Datura. Les deux plantes sont deux genres différents, bien qu’appartenant tous deux à la famille des solanacées. L’un et l’autre sont fortement toxiques, donc, cela reste des plantes ornementales et exclusivement ornementales. On prendra soin de la garder loin des jeunes enfants, on ne sait jamais. Les daturas ont des fleurs dressées, les brugmansias, des fleurs tombantes. Le brugmansia est originaire d’Amérique du Sud et parfois on le trouve sous l’appellation de “trompette des anges”. C’est une plante arborescente qui forme un petit arbre quand le climat lui convient, c’est à dire quand il ne gèle pas. En effet la partie aérienne est détruite au moindre gel. La souche, elle, s’avère plus rustique.

Pour que le brugmansia pousse bien, il lui faut de la chaleur, du soleil, et de l’eau. Normal, c’est quand même une plante tropicale !

Brugmansia dans son massif, le Jardin d'épices

Brugmansia en compagnie d’abutilons, de lantanas, tous restent en pleine terre

Au jardin

Dans les jardins sous les cieux cléments, sa culture ne semble pas poser de problème. Ici, au Jardin d’épices, comme je l’ai indiqué, je le coupe  au ras du sol tous les ans. Il ne formera donc jamais un petit arbre comme on peut le voir dans certaines régions douces. Cependant, il atteint quand même une bonne taille en une saison, puisqu’en cette année 2020, il a atteint 1,60 m de hauteur.

La plante redémarrant du sol tous les ans, la floraison est tardive, jamais avant fin août, début septembre. Mais ensuite, elle se poursuit quasiment jusqu’aux gelées. Dès que celles-ci sont annoncées, c’est le signal pour la plonger dans le sommeil hivernal.

La souche est dite résister jusqu’à quelques degrés sous zéro. Sous son paillage et sa bâche, au pied du mur, mon brugmansia a tenu des gels assez sévères. Au printemps, il est toujours revenu, depuis presque 10 ans maintenant. 

Bien sûr, sa floraison n’atteint pas l’exubérance des plantes gardées en pots où poussant dans le sud. Néanmoins, c’est toujours un grand bonheur et une vraie satisfaction de le voir tenir en terre en Île de France, et y fleurir. Les fleurs, même si elles sont moins nombreuses, sont aussi grosses qu’en pot et toujours aussi délicieusement parfumées.

Brugmansia en octobre, le Jardin d'épices

Brugmansia en fleurs en octobre

Le brugmansia que je cultive est jaune, mais puisque j’ai désormais suffisamment de recul sur sa culture en pleine terre, l’an prochain, c’est décidé,  je vais essayer de trouver de la place pour en installer un blanc… et peut-être un rose. En fait il existe de nombreux cultivars, le choix est vaste. Seront -ils tous aussi résistants ? Bon, on verra, je vous en reparlerai…

Si vous aimez ces plantes, que vous n’avez pas de place pour l’hiverner en intérieur, et que votre jardin est bien abrité, en ville par exemple, laissez-vous tenter, si j’y arrive, vous y arriverez !

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