Réussir le mélianthus

Le mélianthus est une plante au feuillage magnifique, finalement assez facile à réussir en pleine terre. Réputée moyennement voire peu rustique, je la cultive ici depuis plusieurs années, avec succès. En cas d’hiver froid, elle gèle jusqu’au sol, mais redémarre toujours vigoureusement au printemps suivant. Elle n’a encore jamais fleuri, mais elle nous gratifie tout l’été de son beau feuillage, à l’odeur particulière et forte de beurre de cacahuètes.

J’ai mis du temps à lui trouver le bon emplacement, mais ça y est, je l’ai trouvé. Elle a en effet végété longtemps. Partout, on disait que c’était une plante vigoureuse, mais ce n’était pas du tout l’impression qu’elle me donnait. Elle poussait, certes, mais sans excès jusqu’à ce que je décide de la déplacer dans un endroit plus ensoleillé, au sol mieux drainé. Et là, elle s’est mise à décoller et à pousser vigoureusement.

En cet hiver 2019 assez doux, ses tiges n’ont pas gelé. C’est la première fois qu’elle n’est pas rabattue au niveau du sol. Est-ce le gage d’une floraison printanière et estivale ? On verra bien. Quoi qu’il en soit, avec son beau et grand feuillage, elle donne au massif dans lequel elle se trouve un aspect exotique indéniable.

Un peu d’histoire

Le mélianthus est originaire d’Afrique du sud. Là-bas, c’est une plante ligneuse, un arbrisseau. Ici, il est rabattu par le gel mais j’imagine que dans les régions les plus douces, il peut prendre un beau volume. Finalement, il se comporte ici comme une plante vivace non persistante. Il fait partie de la famille des mélianthacées, une famille presque exclusivement tropicale. Il fait des grandes fleurs pourpres en épis, en fin de printemps, très spectaculaires. Ses fleurs sont également très mellifères. Ce caractère lui vaut d’ailleurs en anglais le nom de Honey bush. Maintenant qu’il a trouvé son emplacement, peut-être daignera t-il fleurir ici aussi… Je croise les doigts.

Culture
Fleur de mélianthus

On le dit rustique à -5, -7°C, voire jusqu’à -10°C grand maximum. Ici, avec un bon paillage de la souche il résiste bien. Le plus froid qu’il a subit, c’est -10°C au thermomètre avec un ressenti de -18°C. C’était durant l’hiver 2018, en février. Il faut dire que le froid n’a pas duré et qu’il était bien paillée. Sinon, il faut le planter au soleil, dans une terre riche mais légère et très bien drainée, pour éviter la pourriture des racines en hiver. Je ne coupe pas ses tiges en automne, mais je paille quand même bien la souche. Pour l’instant, ce régime semble lui convenir.

Voilà une plante à l’aspect exotique, relativement rustique avec quelques précautions, qu’il est intéressant d’installer dans nos jardins. Si en plus elle y fleurit et fait le bonheur de nos abeilles, que demander de plus !

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