La morelle de Balbis

La morelle de Balbis est une plante de la grande famille des solanacées, comme la pomme de terre, la tomate ou encore l’aubergine. C’est la première fois que je la cultive au jardin. Sa culture m’ayant donné pleine satisfaction, elle y reviendra désormais tous les ans, mais j’en planterai davantage l’an prochain. La morelle de Balbis est une plante curieuse. Elle forme un buisson d’au moins 1,50 m de hauteur, et son feuillage est couvert d’épines redoutables. Il est donc préférable de ne pas la planter trop près des allées, ce que j’ai bien évidemment fait cette année ! Je ne reproduirai pas cette erreur l’an prochain. Son joli feuillage épineux et ses belles fleurs blanches suffiraient à la rendre intéressante dans des massifs ornementaux. Mais son principal intérêt, ce sont ses fruits.

Des appellations exagérées…

Chez les différents pépiniéristes qui en vendent les graines, on la trouve sous le nom de “tomate litchi”. Présenté comme ça, ce terme est assez vendeur… mais il ne correspond pas du tout à la réalité. On peut même lire parfois : “le fruit a le goût du litchi”. Soit la personne qui a écrit ça n’a jamais mangé de litchi, soit on ne m’a pas vendu la bonne plante ! Nous sommes plusieurs à l’avoir goûtée, et personne ne lui trouve de goût de litchi. Cependant, c’est très bon quand même. Le fruit ressemble à une petite tomate, au goût sucré et très doux. Il y a un arrière goût de pastèque, très agréable. Mais de litchi, en aucun cas. Pourtant, c’est étrange, tous les pépiniéristes qui la proposent indiquent tous que le fruit a un goût de litchi… Mystère, mystère…

Un peu d’histoire

La morelle de Balbis est originaire d’Amérique tropicale, du Brésil notamment. La plante a été dédiée au médecin botaniste Giovanni Battista Balbis (1765 -1831). Elle aurait été introduite en Europe au XVème ou XVIème siècle. Son fruit a été de tout temps consommé par les indiens.

Culture

Elle est vivace, mais comme elle n’est pas rustique sous nos climats, on la cultivera comme une plante annuelle. Cependant, on trouve dans la littérature mention de sa rusticité jusqu’à -8°C, voire -10°C. Cela sous une bonne protection j’imagine. Mais comme je n’ai pas testé, je ne peux pas confirmer mais je vais essayer de la protéger cet hiver. Cela marche très bien pour les physalis qui reviennent ainsi tous les ans, alors pourquoi pas la morelle ? A voir…

Sinon, en annuelle elle se cultive comme la tomate. Semis au chaud en mars/avril et repiquage au jardin en mai. Elle affectionne les terres riches et pousse bien mieux en plein soleil. J’en ai mis quelques pieds en situation plus ombragée, mais ils sont deux fois plus petits que ceux au soleil, et bien moins productifs. Les premiers fruits arrivent à maturité début août. Il faut attendre que les tissus épineux qui les entourent se dessèchent et se relèvent un peu. Alors, les fruits bien rouges sont très faciles à cueillir. S’ils résistent un peu, c’est qu’ils ne sont pas encore mûrs.

La floraison est continue et donc la fructification aussi. La récolte est intéressante et constante, comme pour les tomates. On pourrait en faire des confitures, mais on préfère les manger en salade de fruits ou en frais, grappillés quand on passe tout près.

Attention, la plante forme rapidement un grand et gros buisson. Une tuteurage peut être nécessaire. ici, ce n’est pas le cas et pourtant elle dépasse les 1,60m. Mais elle a un sacré gros tronc !

Voilà donc, une nouvelle plante très intéressante à cultiver dans nos jardins. Fructifère, jolie mais épineuse, volumineuse et exotique, elle trouvera sa place tant au potager qu’au jardin ornemental. Quant à son goût de litchi, et bien vous d’essayer, vous me direz ce que vous en pensez…

 

2 Comments

  1. Je connais une variété de morelle, je ne sais pas laquelle. J’en ai pas mal qui pousse dans une de mes serres. Les agriculteurs qui cultivent des petits pois la craignent beaucoup car ses fruits, noirs, ont la même taille qu’un petit pois. Je ne sais pas si c’est toxique mais cela ne doit pas être très appétissant.
    Belle journée.

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