Cultiver le kangkong

Kangkong ou liseron d’eau, au jardin

Le kangkong, autrement appelé liseron d’eau, est un légume asiatique. C’est ma grande découverte de cette année. Voilà une plante facile à cultiver et très productive pendant des mois. Le liseron d’eau appartient à la famille des convolvulacées, comme le liseron ou la patate douce.

Avec son nom français de “liseron d’eau” ou encore “d’épinard d’eau”, on pourrait croire que c’est une plante à arroser constamment. Et bien même pas ! Et Dieu sait que cet été 2018 est sec. 

Je vous invite à découvrir ce légume original et facile, dont on consomme les feuilles aussi bien crues que cuites.

Un peu d’histoire

Le kangkong, Ipomea aquatica, est un légume incontournable de la cuisine du sud-est asiatique. En Asie, Il pousse sur le bord des cours d’eau ou est cultivé dans des bassins. Cette culture aquatique lui permet de pousser de manière considérable. Les tiges peuvent ainsi atteindre plusieurs mètres de longueur (3 à 6 mètres). Mais on peut aussi le cultiver en pleine terre, au jardin. Là, il sera moins volubile, mais poussera tout aussi bien. En Asie, on le trouve dans de nombreuses recettes : cru dans des salades, cuit sauté avec de l’ail… bref, selon les pays, il y a mille façons de l’accommoder.

Culture
Au 1er plan, patates douces,au 2d, la parcelle de kangkong

J’ai fait germer les graines achetées à la Ferme de Sainte Marthe au chaud, au printemps. Elles ont germé en quelques jours. Ensuite, j’ai repiqué les jeunes plants en pleine terre, à la mi-mai. Je les ai beaucoup arrosés au départ. J’ai installé mes pieds de kangkong dans une terre bien enrichie. Ils sont au soleil le matin et à l’ombre l’après midi. Ils se sont assez vite bien installés et on a commencé à récolter des feuilles dès la mi-juin. Avec les coups de chaud et la sécheresse qui s’est installée, j’ai un peu craint pour eux… Pour rien ! Car visiblement bien enracinés, ils ne demandent pas plus d’arrosage que ça (j’en suis surpris d’ailleurs). Ils poussent en buissons bien denses, continuellement et ne semblent pas craindre la chaleur. J’imagine que s’ils avaient plus d’eau, ils pousseraient encore plus et deviendraient beaucoup plus envahissants. Vu comme  le kangkong pousse en cet été sec, j’imagine ce que ça peut donner les étés humides !! 

On peut aussi le cultiver en pot. C’est d’ailleurs comme ça que je compte lui faire passer l’hiver : dans des pots dans la véranda. Bien sûr, de par ses origines tropicales, il est réputé non rustique. Il se reproduit par graines mais pour l’instant il n’a pas fleuri. Par contre, il se bouture très facilement dans l’eau. Voilà donc une plante qu’on devrait avoir pour des années !

Au jardin d’ornement ?

Et pourquoi pas ? Cela fait des buissons assez jolis qui ne dépareraient pas un massif d’aspect exotique… Les feuilles sont grandes, d’un beau vert, très belles.  Je vais y réfléchir pour l’an prochain.

Bienfaits pour la santé

Le kangkong, c’est facile à cultiver, c’est productif, mais est-ce bon ? Et bien oui, ça l’est. Ses feuilles sont douces et un peu mucilagineuses, mais bien moins que celles de la baselle. Crues, elles sont délicieuses dans les salades. Elles sont riches en vitamines C, A et de nombreuses vitamines du groupe B. On y trouve aussi des minéraux comme du fer, du calcium, du potassium, du magnésium et du phosphore.  La plante est aussi très riche en fibres.

Voilà donc un nouveau légume adopté au potager du jardin d’épices. Un légume feuille facile, productif et excellent pour la santé, que demander de plus ? Certes, il demande un peu d’eau, mais finalement pas plus que la plupart des autres légumes du potager.

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