Le jicama, un curieux légume

Le jicama, voilà un légume bien curieux. Originaire du Mexique (où jicama se prononce “hi-cama”), il appartient à la grande famille des fabacées, comme le pois et la fève. Sa floraison est suivie de gousses remplies de graines mais, celles-ci ne sont absolument pas comestibles. Aucune partie aérienne de la plante ne l’est.  Ce qui est comestible, ce sont les tubercules qu’elle produit en abondance. Ils ont la forme de gros navets, parfois un peu cabossés.

Très populaire en Amérique Centrale, il est aussi cultivé en Asie. On le connaît également aux Etats-unis et au Canada, où il est très consommé par les adeptes des régimes crudivores ou véganes. Il faut dire que c’est un légume excellent pour la santé…

Un peu d’histoire

Son nom scientifique est un peu barbare : Pachyrhizus erosus. On l’appelle aussi “pois patate”, ou “patate cochon”. Ce légume est cultivé au Mexique depuis des siècles par les amérindiens. Les aztèques le consommaient couramment, et utilisaient ces graines pour leurs vertus médicinales. Ce sont les espagnols et les portugais qui le diffusèrent en Asie, en encourageant sa culture dans leurs divers comptoirs et colonies. On en trouve aussi d’autres variétés en Amazonie, Pachyrhizus tuberosus notamment, qui produit des tubercules beaucoup plus volumineux.

On commence à le trouver sur les étals des supermarchés. Si vous en voyez, n’hésitez pas, ne serait-ce que pour y goûter et, si cela vous plaît, en faire germer un tubercule pour le planter au potager.

Cependant, si vous cultivez des plantes pour la consommation des feuilles pendant l’été comme la baselle ou l’anredera, pensez à les éloigner de votre jicama. Toutes ces plantes étant assez volubiles, il faut éviter la confusion au moment de la récolte des feuilles (bien qu’elles soient assez différentes, mais on ne sait jamais). En effet, comme je l’ai dit plus haut, toutes les parties aériennes du jicama sont toxiques.

Culture

Le jicama est une plante vivace non rustique. On le cultivera donc chez nous comme une annuelle. Il produira moins que sous les Tropiques, mais on peut quand même avoir une récolte acceptable sous nos climats. Pour cela, il faut le planter en plein soleil, dans la partie la plus chaude du jardin, dans un sol riche. Il faudra aussi bien l’arroser et lui installer des rames, comme pour les haricots grimpants. On peut récolter les graines pour les faire germer au chaud en hiver et les repiquer en mai, dès que le sol sera bien réchauffé. Vous pouvez aussi garder un tubercule qui germera comme une pomme de terre. Vous le laisserez se développer en pot tout l’hiver avant de le replanter au printemps.

On récolte les tubercules avant les gelées.  Si les conditions de culture ont été bonnes, la récolte le sera aussi. Mais, le jicama est une curiosité intéressante qui ne réussira peut-être pas dans tous les jardins.

Consommation

La texture du jicama est proche du navet, son goût  proche de la pomme. Sa chair croquante est douce et agréable. On peut le consommer cru ou cuit, dans des recettes sucrées ou salées. Dans tous les cas, il faut bien l’éplucher car sa peau n’est pas comestible. Riche en eau, sa valeur calorique est faible, mais sa valeur nutritive est très intéressante. Il est riche en fibre, en vitamines (C notamment), en anti-oxydants. Il contient des substances qui favorisent l’assimilation du calcium, qui boostent le système immunitaire et qui entretiennent la bonne santé du système digestif. Riche en potassium, il protège le système cardiovasculaire.

Voilà donc un nouveau légume potentiellement intéressant pour les jardins les mieux exposés. Bon pour la santé, ça vaut le coup de l’essayer et peut-être, s’il pousse bien chez vous, de l’adopter !

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