Arbres fruitiers exotiques et originaux

Les arbres fruitiers exotiques et originaux à adopter dans nos jardins sont nombreux. Certains sont déjà bien connus, d’autres mériteraient de l’être davantage. En voici quelques uns ci-dessous, une petite liste non exhaustive pour diversifier votre verger avec des fruits étranges et savoureux. Bien évidemment, tous les arbres décrits dans cet article sont rustiques et parfaitement adaptables au nord de la Loire.

Des articles seront prochainement consacrés à la culture de chacun de ces fruitiers (c’est déjà le cas pour le feijoa, tout en bas…)

parmi Les plus connus :
Le plaqueminier

Parmi les plus connus, citons le plaqueminier (Diospyros kaki) qui donne les délicieux kakis. On trouve les fruits sur tous les étals, mais il est plus rare de voir les arbres qui les portent dans les vergers du nord de la France. Cependant, on en voit, par ci, par là. C’est surtout en fin d’automne qu’on les remarque, quand les feuilles sont tombées et qu’on voit tous les fruits accrochés dans l’arbre, comme des tomates ou de grosses boules de Noël orangées. L’arbre est bien rustique et tient bien dans nos régions. Le plaqueminier vient d’Asie où il y a une multitude de variétés, au Japon notamment. On commence à en trouver de nombreuses à la vente en France. Il y a deux types de kaki : ceux qui ont besoin d’un coup de gelée pour devenir mangeables et ceux, plus précoces, qu’on peut consommer bien avant le gel. Ces derniers sont appelés les “kakis pommes”.

Le nashi

Le nashi est vendu depuis des années aux rayons fruits des supermarchés. Originaires d’Asie lui aussi, on sait moins que l’arbre est parfaitement cultivable dans nos régions. Il s’agit d’un poirier (Pyrus pyrifolia) dont il existe de très nombreux cultivars en Chine, en Corée et au Japon. On le cultive en France depuis le début des années 1980. Il n’est pas très grand puisqu’il ne dépasse pas les 5 m de haut. Il est donc intéressant pour les petits jardins. Son fruit est doux et juteux comme une poire, mais plus croquant. On le récolte de fin août à octobre selon les variétés.

courants Mais pas si connus :
Le mûrier vrai

Dans cette catégorie de fruitiers, voici des arbres qu’on trouve couramment mais dont on consomme peu les fruits. On les consomme peu car on ne sait pas qu’ils sont comestibles, et on les laisse souvent aux oiseaux, quel dommage ! Il s’agit du mûrier vrai, très planté dans le sud, et de l’argousier, très planté dans les haies.

Le mûrier vrai (Morus nigra) est très planté pour ombrager les terrasses dans le sud. On le trouve aussi jusque dans le nord car il est très rustique. On sait moins que ses fruits, rouges à noirs selon les variétés, sont les vraies mûres. Elles sont comestibles et très bonnes. On trouve aussi le mûrier blanc (Morus alba). Moins fréquent dans le nord, il y pousse très bien. On utilisait ses feuilles pour nourrir les vers à soie et obtenir le précieux tissu. Ses fruits sont blancs et tout aussi bons que les rouges. On les trouve dans le commerce, vendus en fruits séchés sous le nom de “mulberries”. Les fruits des mûriers vrais sont utilisables en frais, séchés, en confitures. Attention si vous souhaitez les accueillir au verger, ce sont de grands fruitiers qui demandent un peu de place.

L’argousier

L’argousier (Hippophae rhamnoides) est fréquent sans être connu… En effet, on le trouve très souvent planté dans les haies, sur les bords de route, ou en haies défensives (il est très épineux). Il se couvre en fin d’été, début d’automne de petits fruits de couleur orange. Ils sont comestibles et très riche en vitamines C. On les consomme beaucoup dans les pays scandinaves, on en fait des sirops, des confitures. Ce petit arbre est dioïque, il faut généralement un pied mâle et un pied femelle pour obtenir une belle fructification.

Américains à découvrir :
L’asiminier ou pawpaw

Parmi les fruitiers à découvrir, l’asiminier (Asimina triloba) est un petit arbre étrange et intéressant. Il est originaire d’Amérique du Nord et est, de ce fait bien rustique. Pourtant, c’est un arbre de la famille des annonacées, une famille presque exclusivement tropicale. Ces fruits sont mûrs en fin d’été et en automne. Il ressemble à des mangues, plus ou moins grosses selon les variétés. Cette ressemblance avec la mangue, lui vaut parfois le nom de “manguier du nord”. Pawpaw est le nom qui lui est donné en Amérique du Nord. Le fruit est délicieux, sa chair crémeuse, au goût mélangé de mangue, de banane, d’ananas. On ne trouve pas ces fruits sur les étals, ils ne supportent pas le transport. Quant aux arbres, on commence à les découvrir en France, et de nombreuses pépinières commencent à les proposer.

L’amélanchier

L’amélanchier (Amelanchier canadensis) est un petit arbre qu’on rencontre de plus en plus souvent. Il est vendu dans les kits pour créer des haies comestibles ou ornementales. C’est aussi un bel arbre d’ornement, tant par sa dense floraison printanière que par ces couleurs automnales. Mais c’est également un fruitier très prolifique. Il donne en fin de printemps de petites baies noires succulentes, les amélanches. Ici, au moment de la récolte, c’est la guerre avec les oiseaux qui en raffolent. Même si on le trouve assez facilement en jardinerie, il reste assez peu cultivé pour ses fruits, en France tout du moins. Les amélanches sont très appréciées au Canada, entre autre. Aucun problème quant à la rusticité de ce très sympathique petit arbre.

Un gros arbuste à essayer : le feijoa

Cet article, non exhaustif je le rappelle, va se terminer avec le feijoa (Feijoa sellowiana). Lui aussi vient d’Amérique, mais du Sud cette fois. Encore appelé goyavier du Brésil, il est étonnamment rustique, malgré ses origines. Il est plus facile à intégrer dans un petit jardin que les deux arbres précédents. Il pousse lentement et se maintient bien par la taille pour former un gros buisson. Ces fleurs magnifiques sont comestibles. Ces fruits, le sont tout autant mais ont un goût particulier, on aime ou on déteste. Un article a déjà été consacré à cet arbuste, je vous invite à le consulter en cliquant ici.

Voilà donc quelques fruitiers à découvrir (ou redécouvrir). Si vous avez de la place dans votre verger, ils sont à essayer sans modération. De nouveaux articles viendront prochainement compléter cette première liste.

 

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