Cultiver une erythrine

Erythrine_crête_de_coqCultiver une érythrine, quel jardinier amateur d’exotisme ne rêve pas de cela tant la floraison de cette plante est somptueuse ? Réputée peu rustique, la variété Erythrine crista galli, encore appelée érythrine crête de coq, résiste cependant à des gels sévères. Toute la partie aérienne meurt, mais elle repart vigoureusement de la souche au printemps. J’en ai eu une il y a fort longtemps dans le jardin familial et elle a tenu de nombreuses années pendant lesquelles elle nous a gratifié de son élégant feuillage épineux, mais sans jamais fleurir. J’ai voulu la transplanter lors de mon déménagement et là, catastrophe, elle ne s’en est pas remise !

Cette année, j’ai décidé de retenter la culture de cette plante. J’ai cherché à savoir pourquoi la précédente n’avait pas fleuri et j’en ai peut-être trouvé la raison. En fait , je n’ai pas décidé de cultiver une érythrine, mais deux ! J’ai installé aussi Erythrine bidwillii.

Un peu d’histoire

L’Erythrine crista galli est originaire d’Amérique du sud, où elle est appelée ceibo ou bucaré. Sa fleur est la fleur nationale de l’Uruguay et de l’Argentine. Dans son milieu naturel, c’est un petit arbre, qui peut atteindre 8 m de haut. De la famille des fabacées (comme le pois, le haricot ou l’acacia), la plante fixe l’azote atmosphérique dans le sol. Elle est réputée rustique à -10°C / -12°C. Dans mon premier jardin, elle a résisté à des gels de -15°C à -17°C sans broncher (mais avec paillage et voile de protection). L’Erythrine bidwillii, elle est un hybride entre l’érythrine herbacée et l’érythrine crête de coq. Sa végétation est complètement herbacée dans les régions soumises au gel où elle ne fait pas de bois, mais elle développe un tronc dans les zones aux hivers doux ; ses tiges peuvent atteindre 2 m en une saison. Elle est rustique à -15°C.

Culture

erythrine bidwilliiL’érythrine demande du soleil et de la chaleur et surtout un sol bien drainé en hiver. Et voilà ce qui a manqué à ma première érythrine : elle était plantée au milieu d’un massif de vivaces où elle n’avait pas assez de soleil, ce qui explique probablement l’absence de floraison. Donc cette fois-ci : je les ai planté dans les massifs les plus ensoleillés ! Autre point important : c’est mieux si le sol reste au sec pendant l’hiver. Donc, on coupe la partie aérienne à l’automne (elle va geler de toute façon), on met un bon paillage et une bâche hermétique à la pluie. A partir du démarrage de la végétation, eau et purin d’ortie et de consoude pour favoriser la pousse et la floraison.

Vous l’aurez compris, pour garantir les chances de passer l’hiver sans encombre, votre sol devra être drainant, comme pour beaucoup de plantes exotiques acclimatables. N’oubliez jamais : humidité du sol + froid = mort assurée pour tous les végétaux cultivés à la limite de leur zone de rusticité.

Cultiver une érythrine demande quelques précautions, mais ça en vaut la peine ! Je fais tout ce qu’il faut pour avoir de belles floraisons cette année de ces deux très belles exotiques.

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