Palmiers rustiques

Les palmiers sont les symboles même de l’exotisme : une photo de palmiers et immédiatement, on est transporté ailleurs, surtout vers des régions plus chaudes que la nôtre. C’est une certitude, nous ne pourrons jamais cultiver de cocotiers en Île de France, mais on peut quand même se faire plaisir et rêver avec des palmiers qui ont vraiment fait leurs preuves : le palmier chanvre et le chamaerops.

Le palmier chanvre : Trachycarpus fortunei

Jeune Trachycarpus fortunei
Jeune Trachycarpus fortunei

On trouve ce palmier facilement dans les jardins un peu partout en France et notamment en Île de France. Sa rusticité n’est plus à démontrer. Il est originaire de Chine, où il est cultivé depuis très longtemps. Il pousse lentement les premières années, puis après, sa croissance s’accélère. Il peut atteindre une bonne dizaine de mètres de hauteur. A savoir quand même, il peut être sensible au froid quand il est jeune : tant que son tronc (ou plus exactement son stipe) n’a pas dépassé les 10cm de haut, il y a danger, il faut bien le protéger. Par la suite, seuls les froids intenses pourront lui être fatals car il tient jusqu’à -18°C, voire -20°C selon certains. Plaise au ciel que nous ne connaissions pas ces températures avant longtemps. Au jardin d’épices, j’ai perdu mon 1er trachycarpus en 2006 : il était tout jeune, je ne me suis pas méfié et c’est une pluie verglaçante qui a eu raison de lui. Depuis, 2 nouveaux de ces jolis palmiers sont arrivés et s’installent tranquillement.

Le Chamaerops humilis

Chamaerops humilis
Chamaerops humilis

Ce palmier est le seul palmier qui poussait naturellement dans le sud de la France, sur la côte méditerranéenne. Avec le Phoenix theophrasti, c’est le seul palmier originaire d’Europe. On ne le trouve plus à l’état sauvage. Contrairement au Chamaerops, il pousse en cépée, c’est à dire en touffe. Le pétiole de ses feuilles (la tige des feuilles) est couvert de redoutables épines, il faut faire attention lors de la manipulation. De taille plus modeste, on le trouve aussi plus rarement en Île de France car il est plus fragile. J’en ai eu un au Jardin d’épices qui a tenu plusieurs années avant d’être emporté en 2009 par un gros coup de froid : je l’avais planté dans une zone trop exposée au vent du nord…mauvais calcul! Je m’étais promis de ne plus renouveler l’expérience, mais c’est vraiment un joli palmier qu’on trouve, en plus, facilement en jardinerie alors je me suis laissé tenter : je retente l’expérience en cette année 2014, mais cette fois, j’ai été particulièrement vigilant quant à son implantation! Il est vrai que j’ai vu dans certains jardins des chamaerops décapité par le froid et repartir du pied….ce n’est pas arrivé pour mon premier, j’avais vraiment très mal choisi l’endroit. De plus, quand je l’ai arraché, j’ai constaté qu’il n’avait quasiment pas fait de racines! C’est un autre point important pour l’implantation des plantes achetées en pots ou en containers en général : il est impératif de bien casser la motte pour permettre un bon enracinement, c’est ça qui permet à une plante de bien redémarrer après un coup dur comme une vague de froid.

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2 Comments

  1. Bonjour,

    Pour info il n’y a pas que ces deux là de rustique, Trachycarpus wagnerianus, T. latisectus et T. martianus notamment Certains Washingtonia comme filifera et robusta qui eux, vivent en lisière de foret mais au soleil ou en bord de rivière mais les gouttes d’eau font des taches rougeâtres sur les feuilles donc pas de pulvé pour eux 😉

    1. Bonjour,
      Non, bien sûr il n’y a pas que ceux-là qui sont rustiques, mais dans cet article (et comme dans la plupart des articles de ce site), je parle de ceux qui poussent dans mon jardin ou, à la limite dans les jardins de mes proches qui sont dans les environs et bénéficient du même climat. Pour les washingtonia, ici, dans ce petit coin d’Île de France, ils ne tiennent pas : j’en ai vu plusieurs tenter l’expérience, je n’en ai vu aucun tenir plus de 2 hivers! Cela dit, W. filifera à la réputation d’être plus rustique que W. robusta…..Peut-être l’essaierai-je un jour. Quant aux autres espèces de trachycarpus, effectivement, il y encore pas mal à explorer ! Sans parler des Sabals, du Butia et du Jubea !!! Mais j’en parlerai quand je les aurai testés !! Merci pour en tout cas pour ce commentaire qui a le mérite d’ouvrir le débat sur tout ce qu’il reste à essayer dans nos régions moins clémentes que le sud ou la côte atlantique.

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