Le phormium

phormium, jardin exotique, le jardin d'épices
phormium

Le phormium, encore appelé “lin de Nouvelle Zélande”, est une bien belle plante. Elle est très graphique et très évocatrice du sud ou des climats océaniques. On en voit de temps en temps dans les massifs municipaux, mais assez peu dans les jardins, en tout cas en Île de France. Pourtant, elle y pousse très bien. Il en existe plusieurs variétés. Les panachées sont plus fragiles mais les variétés à coloris simple sont bien résistantes. Ici, il en pousse trois qui ont fait leur preuve. Une variété à feuillage vert, une variété à feuillage bronze et une plus petite à feuillage pourpre. Les deux premières sont des plantes à grand développement, des Phormium tenax. La dernière, la pourpre est plus petite, c’est un Phormium cookianum.

Réputées rustiques jusqu’à -10°C, elles ont ici bravé des froids bien plus intenses. Les parties aériennes ont brûlé, mais les plantes sont reparties du pied avec vigueur. Ce n’est pas étonnant car qui a déterré un pied de phormium a pu constater que l’enracinement est profond et solide. Peut-être n’atteindront-elles jamais les 2 à 3 mètres de haut des climats plus cléments, mais ce n’est pas grave : le vert en photo ci-dessus fait son bon mètre cinquante, c’est déjà très bien!

Un peu d’histoire

Le phormium est originaire de Nouvelle Zélande, où les Maoris utilisaient ses fibres très résistantes pour faire des cordes, des paniers, des vêtements… D’où le nom de “lin de Nouvelle Zélande”, en référence à l’utilisation textile de la plante et non à un quelconque lien de parenté avec le lin. Son nom latin “phormium” signifie en grec “corbeille, panier”, et son nom d’espèce “tenax”, veut dire “tenace”, en référence à la résistance de la fibre :  le nom en dit finalement beaucoup sur les usages de cette plante magnifique.

Culture

Le phormium aime les terres riches et fraîches, où il pousse vite. Il aime aussi le soleil et apprécie les bons paillages épais en été. Pour l’hiver, tant que les -10°C ne sont pas en vue, pas de précautions particulières. Si la météo se gâte, alors j’attache toutes les feuilles entre elles pour éviter que le froid ne pénètre dans la plante. Ensuite, je paille bien le pied, installe un petit voile d’hivernage tout autour et voilà ! Dès le redoux, j’enlève le voile. En cas de très grands froids, ces précautions s’avéreront inutiles pour le feuillage mais protégeront quand même la souche. Au printemps, ne vous précipitez pas pour arracher la plante en vous disant qu’elle est morte… Elle va repartir plus tardivement mais elle va repartir.
Ici, le gel a détruit le feuillage en 2008, mais les plantes se sont toutes remises.

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