Un peu de botanique

Un peu de botanique, ça peut être pas mal pour s’y retrouver dans les noms des plantes, car c’est parois un peu compliqué. Le jardin compte une très grande quantité de plantes, plus de 700 espèces et cultivars au dernier recensement que j’ai fait en 2013. Ce recensement ne prend en compte que les espèces dites “horticoles”, c’est à dire qu’il ne tient pas compte des plantes sauvages ni des variétés de légumes.

Le nom des plantes

Le nom des plantes, c’est parfois un peu compliqué. Elle a son nom en langue courante, qui n’est pas très fiable car il peut varier d’une région à l’autre (ex : coudrier dans certains coins de France, noisetier dans d’autres).

Le seul moyen d’être sûr de ne pas se tromper, c’est d’avoir recours au nom scientifique de la plante. C’est le suédois Linné qui au 18ème siècle, a mis en place la nomenclature qu’on utilise toujours aujourd’hui : le nom d’une plante se compose de 2 parties :

  •   un nom de genre : écrit avec une majuscule et en italique
  •   suivi d’un nom d’espèce, écrit en minuscule et toujours en italique;

Un peu de botanique

Pour le noisetier / coudrier, ça donne : Corylus avellana

Avec ce nom précis, plus de confusion possible.

Autre exemple pour illustrer l’intérêt de cette appellation : je souhaite planter un bananier. Oui mais lequel? La dénomination « bananier » est insuffisante car il y a beaucoup d’espèces de cette plante. De plus, je voudrais qu’il soit rustique.

Il y a plusieurs genres de bananiers : les Musa et les Ensete. Les Musa poussent en touffe, les Ensete font des troncs uniques. De plus les Ensete ne sont pas rustiques. Je peux donc d’emblée éliminer de ma sélection les plantes du genre Ensete qu’on trouve facilement en jardinerie. Je reviens au Musa. Si je trouve Musa cavendishii, qu’on trouve aussi très facilement, je ne l’achèterai pas car si je cherche dans la littérature, j’y lirai qu’il n’est pas rustique. Par contre, le Musa basjoo lui, l’est. C’est donc un Musa basjoo que je devrai acheter car lui seul correspondra à ce que je recherche ! C’est bien le nom scientifique de la plante qui va me permettre d’acheter le bonne plante.

Classification de Linné
C’est botaniste suédois Gustave von Linné qui a mis en place la nomenclature utilisée aujourd’hui pour toutes les espèces vivantes : d’abord le nom de genre suivi du nom d’espèce.
Les familles de plantes
Les genres des plantes sont regroupés en famille. Le nom de la famille se termine en -acée (ou -acea en latin).

Le genre Ensete et le genre Musa font partie de la famille des musacées. Plusieurs familles constituent un ordre. Les musacées et les héliconiacées (familles des plantes du genre Heliconia) font partie de l’ordre des zingibérales. Le nom de l’ordre se termine par -ale.

 

On y retrouve les 3 grandes catégories classiques : arbres, arbustes et plantes herbacées.

Les vivaces

Parmi les plantes herbacées, la part belle est faites aux plantes vivaces, installées en grandes mix borders à l’anglaise.

Vivace ne veut pas dire rustique….

Il ne faut pas faire la confusion : une plante vivace ne signifie pas qu’elle soit rustique. En effet, dans chaque zone climatique (voir ici) poussent des plantes qui correspondent à cette zone. Une plante vivace poussant sans problème en zone 9 (zone de l’oranger dans le sud), mourra dès les premières gelées en zone 7 si elle n’est pas rustique pour la zone 7. C’est pour ça que pour certaines plantes on précise : “vivace cultivée comme annuelle”. C’est le cas des pélargoniums, des pétunias et autres plantes vendues comme des annuelles dans les jardineries du nord de la France, alors qu’elles peuvent être des vivaces dans leur milieu d’origine ou dans des zones climatiques correspondant à celles-ci.

Les annuelles et bisannuelles

De place en place cependant, des plantes annuelles, comme les soucis, les cosmos, les nigelles, les zinnias….elles sont surtout réservées à la partie potager.

On trouve aussi quelques bisannuelles plantes bisannuelles comme les roses trémières ou les molènes. Elles sont présentes un peu partout dans le jardin et on les laisse se ressemer où bon leur semble.

Les plantes sauvages

Enfin, il y a aussi beaucoup de plantes sauvages qui poussent spontanément y compris dans les massifs de vivaces. Elles sont les bienvenues, et on les laisse prospérer tout en veillant à ce qu’elles ne deviennent pas trop envahissantes pour leurs voisines, mais la cohabitation se passe plutôt bien. Il s’agit de brunelle, d’eupatoire, de consoude, de diverses menthes, de petites pervenches, de pulmonaire…..

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