La permaculture au Jardin d’épices

Le jardin d'épices, jardin en permacultureLa permaculture et ses principes ont été bien utiles pour mettre en place le jardin.

Le Jardin d’épices est un jardin d’acclimatation, d’expérimentations. Nous l’avons créé en 2006, dès notre arrivée dans ce petit coin de Seine et Marne, situé en zone 7. Il a une superficie de 4500 m2, ce qui laissait de nombreuses possibilités d’aménagements.

Passionnés par les plantes, l’acclimatation et la découverte de nouvelles espèces ornementales, alimentaires ou médicinales, nous l’enrichissons constamment.

Voici ci-dessous une petite présentation des différentes parties qui composent le jardin. Le système de zonage qu’on utilise souvent en permaculture, nous a permis de constituer différents jardins, en fonction de leurs usages et de leurs particularités. En effet, le Jardin d’épices se compose de plusieurs jardins qui s’emboîtent les uns dans les autres. Mais chaque jardin utilise au mieux toutes les potentialités du microclimat où il s’insère.

Les différentes zones du jardin

Le principe du zonage en permaculture est le suivant : de la zone la plus cultivée (zone 1) à la zone la plus sauvage (zone 5).

Zone 1 : Le jardin exotique et nourricier.

Cette zone est la plus proche de la maison. C’est le jardin (zone) où nous sommes le plus souvent. C’est un espace d’agrément où on peut recevoir des amis, déjeuner dehors, lire, profiter du jardin. On peut se poser dans des fauteuils d’extérieur et s’endormir ou rêvasser au bord du bassin, emporté par le murmure de la cascade. Mais comme c’est aussi la zone la plus proche de la cuisine, on y trouve aussi des aromatiques et des condimentaires. Des légumes y poussent, en association avec les plantes ornementales. C’est ainsi qu’on y verra des tomates, des poivrons, des aubergines, des courgettes, du basilic, du persil, de la ciboulette mais aussi des petits fruitiers…

C’est une zone où la terre est fertile et l’arrosage facile.

Zone 2 : le jardin mandala et le poulailler.

Au bout de la zone 1, se trouve le jardin mandala. Initialement, c’était le jardin potager où on cultivait tous les légumes. le mandala se trouve au milieu des pommiers, des amandiers, des pêchers, des arbousiers et d’un cerisier Napoléon. Dans ce jardin on cultive le sorgho, le millet, les artichauts. C’est aussi là que s’épanouie une prairie comestible, ainsi que tous les légumes qu’on peut difficilement intégrer dans les massifs de la zone 1, car les récoltes y seraient difficiles et trop faibles. Cela vaut pour les haricots, courges, carottes, poireaux, oignons, radis, laitues… En face du jardin mandala, un poulailler est en construction. C’est également dans cette zone que se trouve le composteur. Nous l’avons éloigné de la maison, car on y composte les déchets des toilettes sèches que nous utilisons. Nous y composterons aussi une partie du fumier du poulailler, qui sera juste à côté.

C’est une zone où l’arrosage est également facile.

Zone 3 : le jardin méditerranéen et la roseraie

Ce jardin est un jardin clos de haies et de hautes barrières. Une allée de portiques escaladés par des rosiers grimpants et des clématites traversent ce jardin. De part et d’autres, des massifs  qui accueillent des plantes très résistantes à la sécheresse occupent le terrain. Ce jardin est très ensoleillé et très chaud. Il n’a pas vocation à être arrosé. Seules les nouvelles plantations sont arrosées la première année. De par son exposition, on trouve dans ce jardin des plantes méditerranéennes, qui aiment soleil et chaleur. Des grenadiers, des figuiers, des oliviers, des abricotiers, des eucalyptus, des pêchers, de la vigne constituent des trames autour desquelles poussent des hélichrysums, des lavandes, des romarins, des callistémons, des kniphofias, des gauras…

Zone 4 : le verger et le jardin sec

Au delà de la zone 3, se trouve une vaste zone constituée d’un jeune verger. Sur sa partie plein sud, très ensoleillée et très chaude, se trouve le jardin sec. Sur cette zone o n’arrose jamais, car elle est trop loin de la maison. Seuls les nouveaux arbres fruitiers sont arrosés, à l’arrosoir, le temps qu’ils s’installent. Le jardin sec est un talus constitué de la terre enlevée pour creuser les bassins. On y trouve des yuccas, de cistes, des opuntias rustiques, des sedums, des euphorbes et tout un tas de plantes ultra résistantes à la sécheresse.

Zone 5 : le bois et la haie champêtre.

Situé au fond du jardin et sur la partie nord de la zone 4, cette zone est le domaine des espèces sauvages et locales. Des acacias, des frênes, des érables, des bouleaux, des charmes, mais également des cornouillers, des fusains, des troènes, des genêts y poussent. C’est la partie la plus sauvage du jardin. Elle et traversée par une allée qui permet quand on l’emprunte, de se sentir perdu en pleine nature.

Entre la zone 4 et 5, un bassin (bientôt terminé) permettra de diversifier encore davantage la biodiversité de ce milieu déjà très riche.

Les 3 allées :

Trois grandes allées relient tous ces jardins. Elles vont d’un bout à l’autre du jardin :

  • La grande allée sud : qui permet, en partant de la maison, à l’entrée du terrain, d’aller jusqu’au bout du terrain en longeant le côté sud la propriété. Elle relie les éléments suivants : jardin exotique ombragé, jardin madala, jardin méditerranéen, jardin sec et partie boisée.
  • La grande allée traverse :  comme son nom l’indique, elle passe au milieu de tous les jardins. Elle traverse le jardin exotique par son milieu. Ensuite, elle passe entre le poulailler et le jardin mandala, puis traverse le jardin méditerranéen, le verger et rejoint le futur bassin. A ce niveau, elle se joint à la grande allée sud.
  • La grande allée nord : elle borde tout le terrain exposé au nord. Elle permet de relier le jardin exotique au fond du jardin. Pour cela, elle passe par le bassin des lotus, le poulailler… Puis, elle traverse toute la zone sauvage pour rejoindre les autres allées, au bout du terrain.
Pour conclure :

Sur l’ensemble du jardin, nous veillons à respecter au maximum tous les principes, mais aussi l’éthique de la permaculture.  C’est un jardin où nous nous épanouissons, où nous respectons toutes les formes de vie. C’est aussi un jardin très productif, tout en ayant très peu d’intrants. Ainsi, nous pouvons dire que nous respectons la base éthique de la permaculture. En effet, nous respect de la Terre, nous respectons l’Humain, et nous préservons les ressources.

Pour en savoir plus sur la permaculture, allez sur le site de la Voie du Jardinier en cliquant ici.

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