Un oiseau de paradis au jardin : le Caesalpinia

Oiseau de paradis, Caesalpinia gilliesii

Fleur de l’oiseau de paradis, été 2021

Un oiseau de paradis dans votre jardin, ça vous tente ? Mais mettons-nos d’accord tout de suite. Deux plantes portent ce nom évocateur : le Strelitzia et le Caesalpinia. Il s’agira dans cet article du Caesalpinia gilliesii. Le strelitzia (le vrai oiseau de paradis), n’est malheureusement pas du tout rustique en Île de France et il devra impérativement hiverner hors gel. Il n’est donc cultivable qu’en pot dans notre région.

Le Caesalpinia gilliesii, lui est un arbuste qui s’avère assez rustique. Cultivé depuis 5 ans maintenant au jardin, il a passé de gros coups de froid sans broncher. Et cette année, toute cette patience a été récompensée par une magnifique floraison.

Un peu d’histoire

Cet oiseau de paradis est originaire d’Amérique du Sud, de l’Argentine et de l’Uruguay. On peut le trouver aussi sous le nom de petit flamboyant. La plante appartient à la famille des légumineuses. Cependant, contrairement à a plupart des autres plantes de cette famille, celle-ci ne fixe pas l’azote de l’air car ses racines sont dépourvues de nodosités.

Son nom lui vient de deux personnages. Le premier, “Caesalpinia”, vient du nom de Andréa Cesalpini, qui fut médecin, philosophe et botaniste. Le second “gilliesii”, vient de celui du botaniste écossais John Gillies. Il fut entre 1820 et 1828, un grand collecteur de plantes en Argentine, au Chili ou au Brésil.  Il en envoya bon nombre dans les arboretums et jardins d’acclimatation de Grande Bretagne.

Culture
oiseau de paradis, Caesalpinia gilliesii

Caesalpinia gilliesi, 1m80 et 1 fleur, été 2021

On considère cette plante rustique dans une fourchette qui va de -12°C jusqu’à -15°C. En climat doux, elle est persistante et peut fleurir toute l’année. Ici bien sûr, son feuillage est caduc. Je ne l’ai jamais protégée, et aucune branche n’a jamais gelé. Une fois bien installée, elle est assez résistante à la sécheresse. Malgré tout, j’ai pu le constater ici, l’oiseau de paradis apprécie les terres bien fraîches, à condition que la situation soit chaude et ensoleillée. La terre doit aussi être bien fertile et bien drainée en hiver. Ici, au Jardin d’épices, il se trouve le long d’un mur exposé plein sud. Je ramène du compost à son pied tous les ans. Il a poussé très lentement pendant les 3 premières années, puis il a accéléré très fortement depuis l’année dernière. Cette année (2021), il a poussé de 30 cm. Les pluies très abondantes de l’été y sont sûrement pour quelque chose. 

J’ai pu lire à droite et à gauche que le vent pouvait abîmer la plante. Je confirme : la première fleur en juillet a vu sa tige abîmée par une rafale un peu forte. Il est vrai que ses branches sont assez grêles. Aussi, pour éviter ce problème, il faudrait raccourcir les tiges de l’année en fin d’hiver, de manière à garder une plante plus trapue. C’est bien sûr ce que je ferai en fin d’hiver prochain, car je n’ai aucune envie que toutes les branches portant fleurs ne soient brisées par le vent ! 

Pour résumer

Voilà donc une bonne plante exotique et rustique pour nos jardins du nord. Si vous disposez d’un endroit chaud et protégé des vents du nord, une terre riche et ne séchant pas trop l’été, adoptez la ! Le plus simple, c’est de l’intégrer dans un massif que vous arroserez régulièrement ou qui sera couvert tout l’été d’un bon paillage qui va garder l’humidité. Apportez du compost tous les ans, taillez la pour éviter que le vent ne s’en charge, et profiter de cette magnifique floraison tout l’été !

Un commentaire :

  1. merci

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