Cultiver un plumbago en pleine terre

Plumbago, été 2019

Cultiver un plumbago en pleine terre, vous en rêvez ? Je l’ai testé pour vous et voici dans cet article mon retour d’expérience. Nous sommes bien d’accord, je vous parle là du Plumbago capensis. Il y en a en effet un autre, le faux plumbago, le Ceratostigma plumbaginoides. Ce dernier est une vivace bien rustique, qui tient facilement dans les jardins du nord. Non, là je vous parle du vrai plumbago, cette magnifique plante aux fleurs bleues qu’on trouve beaucoup dans le sud, là où il ne gèle pas.

Encore appelé Dentelaire du Cap, il s’agit d’une plante grimpante. De la famille des plumbaginacées, elle est originaire d’Afrique du Sud. On la donne rustique à -5°C. Du coup, dans le nord de la France, on la cultive principalement en pot. Mais, les pots de plantes semi-rustiques c’est bien, le problème c’est l’hivernage. Quand on a beaucoup de plantes comme moi, au bout d’un moment, on a un problème de stockage, la véranda dit « stop » ! On se dit alors, « et si on la laissait en terre cette année ? » Bon, j’ai essayé, et je ne le regrette pas.

Culture en pleine terre

Pour le réussir, il faut lui reconstituer une situation qui lui rappelle le sud. Je l’ai donc planté le long de mon long mur exposé plein sud. Il a le soleil du matin au soir. Il est au pied d’un jasmin étoilé (Trachylospermum jasminoïdes). A cet endroit, la terre est riche mais très bien drainée. Il pousse à cet endroit depuis 5 ans maintenant. Alors comment passe t-il l’hiver vous demandez-vous sûrement ? Et bien dès que le temps des gelées approche, je le coupe au ras du sol. Je mets dessus un bon paillage bien sec (20cm). Et par dessus encore, une bâche totalement hermétique à la pluie.  A l’issue de son premier hiver, quelle joie se fut de voir des petites pousses resurgir de la souche ! Souche dégagée une fois tout risque de gelées écarté bien sûr. Il repousse, mais va t-il fleurir me suis-je demandé ? Et bien oui, il a refleuri. Et tous les ans depuis 5 ans, c’est la même procédure et le même émerveillement en été.

Une bonne résistance

Les premières années, j’ai du l’arroser pas mal en été. Mais je me rends compte qu’ avec le temps, il semble résister de mieux en mieux à la sécheresse. Lors de l’été 2019, particulièrement chaud et sec, il n’a reçu quasiment aucun arrosage. Et il a fleuri très abondamment, comme tous les ans d’ailleurs, de juillet à fin septembre, sans interruption. Bien sûr, il n’atteint pas et n’atteindra jamais les dimensions qu’il a dans le sud. Mais ça fait quand même un gros buisson de 1 mètre de haut pour 1, 50 de large. C’est déjà pas mal, non ? Je lui mets tous les ans au printemps une bonne couche de compost, puis un paillage par dessus. Et après, plus aucun soin jusqu’à l’automne. Sauf pour le tailler quand il s’étale trop dans le passage.

Et voilà comment je profite de mon plumbago en pleine terre. Bien sûr, il est probable qu’un hiver extrêmement froid l’emportera, mais d’ici là, j’en aurai bien profité. Et comme ça marche bien, j’ai donc décidé d’en mettre ailleurs dans le jardin. Alors si vous avez un coin bien chaud dans votre jardin, avec beaucoup de soleil et abrité des vents froids, essayez cette plante magnifique. Il en existe aussi un cultivar blanc… hum, pourquoi pas ?

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