Cultiver un curcuma alismatifolia

Curcuma alismatifolia, été 2019

Cultiver un curcuma ornemental et une expérience facile à réaliser. Le plus courant est le Curcuma alismatifolia, et il est vraiment très beau. De plus, il est très facile à cultiver et trouve parfaitement sa place au jardin, une fois les gelées passées.

On le trouve à la vente dans toutes les jardineries au printemps. Il en existe plusieurs coloris, rose, mauve, blanc et jaune. En blanc et en jaune, il est plus rare. Le plus souvent, vous le trouverez dans sa version rose. De son nom un peu compliqué, on a parfois du mal à se souvenir. Peut-être préférez-vous utiliser son appellation plus courante de “tulipe du Siam” ?

En tout cas, le trouver ne pose aucun problème, mais qu’en est-il de sa culture ? Autre point positif pour cette plante, il est vraiment facile à cultiver.

Un curcuma très facile à cultiver

Début juillet, début de floraison

D’abord, sachez que ce n’est pas le curcuma qu’on utilise en cuisine. Le nom de la plante dont on tire l’épice bien connue est “Curcuma longa”. Pas le même nom, donc pas la même plante. Et par conséquent, pas les mêmes usages. Celui dont il est question ici, on ne le cultive que pour ses fleurs.  Hélas, il n’est pas rustique. J’ai pourtant essayé en pleine terre plusieurs fois, mais il n’a pas survécu. C’est vraiment une plante tropicale qui n’aime pas les terres froides en hiver, il ne semble pas y survivre.

Donc, premier enseignement : il ne faut pas le laisser en pleine terre en hiver. Bien sûr, on peut aussi le cultiver en pot. Je l’ai fait pendant plusieurs années, et ça a très bien marché. L’avantage du pot, c’est qu’il n’y a qu’à le rentré dans un local hors gel au mois d’octobre.

Mais depuis plusieurs années, je teste une autre méthode, dont je suis très content. Je le cultive en effet en pleine terre, de mai à octobre, comme un dahlia (quoique ici, les dahlias tiennent bien en pleine terre). Il fleurit de juillet à fin septembre, sans interruption. A savoir, les tiges florales portent des bractées. Ce sont elles qui sont très colorées mais ce ne sont pas des fleurs. Les vraies fleurs naissent à l’aisselle des bractées et sont de couleur bleue (voir photo ci-dessous).

Culture en pleine terre
Fleur bleue du curcuma

Tout d’abord, quand on vient de l’acheter en jardinerie, il ne faut pas l’exposer tout de suite au plein soleil, il risque de brûler. Une exposition mi-ombragée lui convient bien : soleil le matin et ombre à partir des heures les plus chaudes. Pour le cultiver en pleine terre, il faut le planter une fois tout risque de gelées écarté, donc, après la mi-mai pour le nord de la France. Le substrat devra être bien riche. Je mets une bonne dose de compost bien mûr dans le trou de plantation, et bien sûr, je paille tout de suite pour garder l’humidité. Mis en place mi-mai, les tiges florales sortent à partir de début juillet. A partir de là, c’est non stop jusqu’à fin septembre. Il faut bien l’arroser en cas de fortes chaleurs et de canicules.

Planté près de la maison, dans le massif d’aromatiques à portée de mains, je l’arrose avec l’eau de nettoyage des légumes. Il ne manque donc pas d’eau ! En pleine terre, la plante s’étale fortement.

Sans cesse, de nouvelles tiges sortent de terre, avec en leur centre, une tige florale.

En fin d’été
Curcuma, mi-juillet 2019

Fin septembre, la croissance ralentie. A ce moment là, je le sors de terre et le rempote. En septembre 2019, j’en ai profité pour le diviser, et d’un pied, j’en ai fait trois. Une fois rempoté, je l’arrose bien, puis de moins en moins. Le pot reste dehors. Mi-octobre, les tiges commencent à jaunir. Dès lors, plus aucun arrosage et je remise les pots dans la véranda, qui reste hors gel. Je n’y touche plus jusqu’à ce que de nouvelles pousses apparaissent, en mars avril. Alors, je recommence les arrosages, doucement. La croissance s’accélérant, j’augmente les arrosages, jusqu’à la plantation en pleine terre en mai. Et le cycle recommence.

Voilà donc une plante, qui mérite bien de figurer dans votre jardin exotique. En pot ou en terre, sa culture est simple, pas plus compliquée que celle d’un dahlia ou d’un canna. Moi en tout cas, je suis fan. Je ne suis limité que par la place nécessaire à l’hivernage, ma véranda n’étant pas extensible… Mais je crois que je vais me laisser tenter par un curcuma blanc l’an prochain…  Et vous ?

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