2018 : un printemps exubérant

Les printemps passent, et ne se ressemblent pas. Par rapport aux autres années, le printemps 2018 est particulièrement exubérant. L’hiver ayant été très pluvieux, le sol est encore bien humide en profondeur. Et même si l’hiver a joué les prolongations jusqu’à mi-mai, depuis, c’est la chaleur qui domine. La chaleur, et les orages.

Ici pour l’instant, pas de gros dégâts (on croise les doigts), mais des pluies diluviennes. Pluies et chaleur, rien de mieux pour un jardin exubérant ! Et ça pousse, de partout. Il faut tailler, désherber, tondre… Cette année, on n’en voit pas le bout ! Mais ce printemps a été un des plus fleuri depuis des années. Un océan d’ancolies, de juliennes, de pivoines, d’iris, de roses. En ce moment, les hémérocalles commencent à fleurir, avec les roses qui continuent.

Sur le jardin exotique, ce sont les feuillages qui prennent le relais des floraisons : gunnéra, cannas, bananiers, hédychiums, cautleyas, colocasias. On attend maintenant l’explosion des floraisons estivales, qui va bientôt commencer.

surprises printanières : tubéreuses et héliconias
Tubéreuse, a passé l’hiver en pleine terre

L’an passé, j’avais planté des tubéreuses, en pleine terre. L’idée était de les arracher à l’automne pour les conserver hors gel. Cependant, pour des raisons de santé, je n’ai pas été très disponible pour mon jardin de la fin de l’été à l’hiver… Et j’ai complètement oublié d’arracher les précieux tubercules. La tubéreuse n’est pas rustique, ou pas considérée comme telle. Tant pis pour moi me suis-je dit, je suis bon pour en replanter cette année. Surprise ! Les 3 pieds mis en terre ressurgissent. Non seulement ils ressurgissent, mais en plus de manière vigoureuse. Il faut dire aussi que j’avais soigneusement choisi l’endroit : chaud et ensoleillé, protégé des vents du nord par une haie dense.

L’autre surprise est venue de l’Heliconia schiedeana. Bien que réputé assez rustique, j’avais aussi prévu de rentrer cette belle tropicale pour l’hiver. Là aussi, je n’ai pas pu. Mais la plante a bénéficié du paillage que j’étends sur tous mes massifs en fin d’automne. Je l’ai fait in extrémis, mais ça a suffi. Et la température est descendue à -10°C au thermomètre (-18° en ressenti). Et bien lui aussi, il redémarre.

Je vais suivre ces deux-là attentivement les prochaines années…

Bananiers, hédychiums, cannas…
Canna altensteinii, au 8 juin 2018

Tous les bananiers, les hédychiums et les cannas explosent. Au 8 juin, les hédychiums “Assam Orange” mesurent déjà près de 1m 50 de haut, ce qui est inédit pour la saison. Idem pour le Canna altensteinii, incroyable de vigueur (le plus vigoureux de tous les cannas du jardin, et un des plus rustiques). Une déception quand même, j’ai perdu l’Hedychium ellepticum. Planté trop près du bassin, comme celui-ci a débordé cet hiver, l’hédychium a pourri… Je vais le retenter ailleurs.

A l’essai : les bananiers fruitiers

Cela faisait longtemps que cela me trottait dans la tête, alors je me suis décidé. Cette année, je teste 3 bananiers fruitiers : Musa “Helen’s hybrid”, “Himalayan Mountain” et “Dajiao”. On va voir ce que ces trois-là donnent au niveau de la rusticité, et pourquoi pas, de la fructification… Je n’ose y croire mais j’essaie quand même.

Potager, verger

Là aussi, contrairement à l’année dernière, les choses se présentent bien. Il y a des fruits. On se régale d’amélanches, de fraises. Au potager, patates douces, cacahuètes et kangkong cotoient les carottes, panais, tomates, poivrons, blettes, fèves, haricots, etc. Pour l’instant, la météo permet une pousse qui est là aussi, assez exubérante.

Pour conclure, le jardin est beau, fleuri, productif. Alors on croise les doigts et on espère que ça va continuer. Suite au prochain épisode…

 

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