Les aracées rustiques

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Arum des fleuristes

Les aracées rustiques, ça existe ! Cette famille regroupe des plantes qui ont pour particularité d’avoir des fleurs en forme de cornets au centre desquels émergent un gros pistil. Les plus connues sont les anthuriums, les arums ou les spathiphyllums, des plantes courantes dans les bouquets exotiques, dans nos appartements ou nos jardins.

Ces plantes jouent un rôle alimentaire non négligeable dans certaines régions du globe, comme le taro, nom courant du Colocasia esculenta et qui est une plante importante dans toute la région Pacifique. Originaire d’Asie, le taro a son pendant américain, le malanga, Xanthosoma sagittifolium. Ces plantes forment de grandes feuilles en forme d’oreilles d’éléphants. D’ailleurs, Oreille d’éléphant est le nom courant d’une autre aracée, l’Alocasia macrorrhysos. Ce dernier n’est pas comestible contrairement aux deux autres et n’est de toute façon pas rustique : devenu trop volumineux pour pouvoir être rentré, il a été laissé au jardin, protégé du mieux possible : même très bien protégés, il n’a pas supporté l’hiver 2013/2014, où la température la plus basse a été de -5°C.

Il faut bien les faire cuire car crus, taro et malanga sont toxiques, ils contiennent de fortes doses d’acide oxalique qu’il faut neutraliser par la cuisson.

Aracées rustiques : elle sont fait leurs preuves

Quelques unes sont très rustiques, comme les Arum maculatum ou italicum qu’on trouve naturellement dans nos forêts.

L’arum blanc des fleuristes (Zantedeschia)a fait la preuve de sa rusticité en Z7 depuis plusieurs années : cultivés dans les jardins de la famille, il a même résisté aux hivers 84/85 et 85/86, qui ont été particulièrement redoutables.

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arisaema candidissimum

Les arisaemas, encore appelés arisèmes, des plantes de sous bois originales et dont quelques espèces sont particulièrement rustiques : pour celles à installer dans nos jardins, la rusticité varie, de -15°C à -20°C.

Aracées réputées rustiques : en test

Le taro, dont la variété Colocasia esculenta “Pink China”est réputée rustique à -15°C. Il est à l’essai au jardin d’épices où il a passé sans encombre les deux  derniers hivers, pas les plus virulents, il faut bien le dire. Mais de nombreux jardiniers l’ont testé depuis de nombreuses années et il semble bien que la rusticité de ce cultivar soit avérée.

Le malanga, encore appelé chou caraïbe, Xanthosoma saggitifolium, est le pendant américain du taro ; ce dernier est originaire d’Asie, le malanga d’Amérique du sud. Le malanga est réputé tenir à -10°C. Il entre au jardin en ce printemps 2015, les tubercules sont en germination, au chaud. Peu de retour encore sur la rusticité réelle de cette plante. Comme pour le taro, un sol bien drainé l’hiver et un épais paillage semble le minimum pour espérer conserver cette plante en pleine terre dans nos régions. Affaire à suivre….

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