Archives de catégorie : Ambiance Tropiques humides

Le tigridia

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Tigridia

Le tigridia, communément appelé œil de paon, est une plante bulbeuse facile, de la famille des iridacées. Son nom complet est le Tigridia pavonia. Cette plante à la floraison magnifique est réputée peu rustique, pourtant, je la cultive au jardin depuis des années, sans soucis majeurs. Les fleurs sont éphémères mais elles se renouvellent tout l’été. La touffe de tigridia installée au jardin est issue d’un sachet de bulbes achetés en jardinerie, c’est pourquoi les coloris sont mélangés, mais on en trouve vendus par coloris.

Culture

Originaire d’Amérique centrale (Mexique, Guatemala), le tigridia aime la chaleur. Cependant, j’ai remarqué que planté en plein soleil toute la journée abrège grandement la durée des fleurs qui parfois se retrouvent fanées dès le milieu de l’après midi. Aussi, j’ai opté pour pour une plantation à mi-ombre : soleil le matin et ombrage léger l’après midi. Le terrain doit être bien drainé pour éviter que l’humidité hivernale ne fasse pourrir les bulbes. C’est un bananier qui assure le service ombrage : au printemps, ses feuilles sont peu développées, ce qui permet au soleil de bien réchauffer la terre où se trouvent les bulbes encore endormis. Au fur et à mesure de la croissance du bananier, l’ombrage s’accroît et aux heures les plus chaudes, au moment où commence la floraison, la touffe est à l’ombre.

IMG_3707Un bon paillage couvre la touffe pendant tout l’hiver (compost + paille). Le tigridia est dit ne pas résister à des températures inférieures à -5°C, mais ici, il tient très bien, probablement à cause du paillage hivernal assez épais quand même. Même le virulent hiver 2012 n’a pas eu raison de lui. Une fois bien installé, il semble finalement assez rustique. Dans les régions les plus froides, on peut enlever les bulbes et les faire hiverner hors gel. J’ai essayé une fois avec une touffe que j’avais l’intention de replanter à un autre endroit au printemps suivant ; laissés en cave, les souris qui semblent adorer ces bulbes les ont entièrement dévorés ! Désormais, je les laisse donc hiverner en pleine terre. Attention, plantez les au printemps, pas en automne. Il faut leur laisser le temps de bien s’installer avant leur premier hiver.

Le tigridia est une plante facile à trouver en jardinerie, facile à cultiver et sa floraison vaut vraiment le coup. Un hiver plus rude que les autres les emportera peut-être (et encore…)…Mais d’ici là, vous en aurez profité pendant des années. Une bien belle plante à essayer…

La passiflore officinale

Fleur de Passiflora incarnata

La passiflore officinale, Passiflora incarnata, est une passiflore herbacée parfaitement rustique. Originaire d’Amérique du Nord (un grand quart sud est des Etats Unis et une partie du Mexique), ses tiges volubiles meurent tous les ans, et elle repart vigoureusement de sa souche tous les printemps, vers la fin mai. Sa floraison est magnifique, dès le mois de juillet.

Ses fruits sont délicieux et bien meilleurs que ceux de sa cousine également rustique, Passiflora caerulea. Ils ont un vrai goût de fruit de la passion. Bien que plantée au jardin depuis des années, nous n’avons pu goûter les fruits de cette passiflore que cette année, en 2018. Jusque là, les fruits ne tenaient pas sur la plante, ils tombaient avant maturité. Les graines sont grosses, enrobées d’une chaire sucrée et succulente. Il n’y a pas beaucoup de chair, il faut le dire, mais elle est vraiment très bonne. A maturité,(pour l’instant, ici c’est en septembre, début octobre) le fruit reste vert, mais un vert un peu plus pale que pour les fruits qui ne sont pas encore mûrs.

Culture
Fruit presque mur

Plante de la famille des passifloracées, la passiflore officinale aime le soleil direct et la chaleur, indispensable pour une bonne floraison. Tous les sols lui conviennent avec une préférence pour les sols bien drainés. Elle peut disparaître dans les sols gorgés d’eau en hiver. Si elle se plaît, elle peut drageonner fortement aux alentours, jusqu’à devenir presque envahissante. C’est le cas ici, au Jardin d’épices où de nouvelles pousses émergent jusqu’à un bon mètre de la souche principale,  ce qui n’est pas un problème puisque ses fruits sont très bons. Je vais même en mettre un peu partout, histoire d’avoir plus de récoltes.  Mais même pour la beauté de ses fleurs, ça vaut le coup de la laisser pousser à son aise.

Vertus médicinales

Comme son nom l’indique, la passiflore officinale est…officinale par ses fleurs mais surtout par ses feuilles. Séchées, on réalise des tisanes apaisantes et sédatives, qui réduisent le stress et facilitent le sommeil. Elle a été très utilisée par les indiens d’Amérique. Les fleurs contiennent beaucoup moins de substances actives que ses feuilles.

Une tisane ?

30 à 50 g de feuilles dans 1 litre d’eau, bouillir 2 à 3 minutes et laisser infuser 10 minutes, et voilà !

Voilà une belle passiflore à installer au jardin, bien rustique et à fruits comestibles et délicieux.

Le rau ram

rau ram au jardin d'épicesLe rau ram est une épice bien connue dans la cuisine du sud est asiatique où elle est très utilisée. C’est une persicaire (Persicaria odorata), assez semblable à la nôtre à ceci près qu’elle est très odorante. Le rau ram n’est pas rustique, mais il est comestible. Nôtre persicaire sauvage n’est pas comestible, mais elle est rustique. Le rau ram est aussi nommée coriandre chinoise, coriandre vietnamienne, ou menthe vietnamienne (aucune odeur de menthe pourtant).

On le cultive chez nous comme une annuelle. Il est cependant très facile de le conserver d’une année sur l’autre. Il suffit pour cela de bouturer ses tiges dans l’eau ou de le rentrer au chaud en hiver. On peut le cultiver finalement comme la vraie citronnelle, Cymbopogon citratus, dont le pied mère passe ici tous ses étés au jardin depuis des années, et ses hivers bien au chaud dans la cuisine.

Culture

Le rau ram est très facile à cultiver. On peut bouturer des tiges de plantes achetées fraîches dans les magasins exotiques, mais on peut aussi trouver des plantes vendues en jardineries. Pour l’installer, choisissez un emplacement mi-ombragé ou ensoleillé, peu importe, l’important c’est que la terre soit très riche et bien arrosée. Le rau ram est une plante de bord de marécages dans son milieu naturel. On peut même la faire pousser dans l’eau. Je l’ai installé une année dans le bassin, mais le problème… c’est que c’était très compliqué pour la récolte…

Si les conditions lui conviennent, il devient très gros et produit quantité de tiges et de feuilles (ce sont elles qu’on utilise) à la saveur proche de la coriandre avec une petite touche d’agrume, que vous pourrez utiliser pour vos soupes aux nouilles, les nems ou toutes sortes d’autres plats asiatiques mais aussi et plus simplement pour agrémenter vos salades d’été, en plante crue.

Voilà une petite plante très facile à cultiver et à conserver,  et qui apportera une délicieuse petite touche exotique à votre cuisine… ce serait vraiment dommage de s’en priver.

Le bananier du Sikkim

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Jeune Musa sikkimensis

Le bananier du Sikkim (Musa sikkimensis) est un autre bananier au moins aussi rustique que le bananier du Japon. A la différence de ce dernier, ses feuilles sont colorées, surtout quand elles sont jeunes. Leur revers en est plus ou moins rouge. C’est un bananier magnifique. Il démarre plus tard que le bananier du Japon, mais une fois démarré, il pousse vite. C’est un bananier qui peut devenir très grand. Dans son jeune âge, il semble cependant plus sensible à la pourriture dans un sol trop humide durant l’hiver, aussi, faut-il veiller au drainage et bien le protéger les premières années. Ensuite, plus de problème, le bananier du Sikkim pousse facilement et devient très rustique, jusqu’à -15°C, voire un plus plus bien protégé.

Il en existe différents cultivars. Le Jardin d’épices en accueille quatre : Musa sikkimensis type, Musa sikkimensis “Darjeeling Giant”, Musa sikkimensis “Red Tiger” et Musa sillimensis “Bengal tiger”.

“Darjeeling Giant” et “Red Tiger” sont donnés pour un peu moins rustiques que les 2 autres. Ils tiennent quand même de -12 à -15°C. Ils sont donc plantés au soleil, à l’abri de grosses haies qui les protègent des vents du nord. Encore tout jeunes au jardin, et les derniers hivers ayant été assez doux, je n’ai pas encore de recul quant à leur rusticité réelle. Pour l’instant, avec de bons paillages, pas de problème.

Culture

IMG_2221Il leur faut une exposition bien ensoleillée, une terre riche et bien arrosée durant l’été, tout en étant drainée en hiver. Je les ai plantés sur des massifs dans lesquels il y a des talus. Plantés sur le haut des talus, la terre se réchauffe vite au printemps et est mieux drainée pendant l’hiver. Pour l’instant, ça semble leur réussir. De gros paillages et une bonne dose de compost leur assureront un été serein.

Voilà un magnifique bananier rustique à essayer au jardin, pour changer du désormais classique Musa Basjoo. Rare en jardinerie, vous le trouverez facilement chez les pépiniéristes vendant des plantes exotiques (encadrés jaune de la page bonnes adresses).

Cultiver un yuzu

yuzu fruits

Yuzu, fruits

Cultiver un yuzu, un agrume assez rustique, ça vous tente ? Le yuzu est un agrume qu’on commence à trouver facilement à la vente en jardinerie. Son nom latin est Citrus junos. Yuzu est le nom qu’on lui donne en chinois, et il désigne à la fois le nom du fruit et le nom de l’arbre. Il s’agit d’un hybride naturel entre le mandarinier sauvage et le Citrus ichangensis. Il pousse à l’état sauvage dans le centre de la Chine, jusqu’au Tibet mais on le trouve aussi au Japon et en Corée où il a été introduit il y a plus de 10 siècles.

Le yuzu est intéressant à plus d’un titre. D’abord, son utilisation culinaire : zeste et jus sont très utilisés dans la cuisine, japonaise notamment mais aussi coréenne. Le fruit ressemble à un petit pamplemousse. Il est jaune à maturité, avec un goût de citron vert, de pamplemousse et de mandarine. Ensuite, il est intéressant par sa rusticité, assez bonne pour qu’il soit essayé jusqu’en Île de France, dans un endroit protégé.

Culture
Très jeune yuzu au jardin

Très jeune yuzu au jardin

L’arbuste est vigoureux, très épineux et peut atteindre 3 à 4 m de hauteur. Il pousse au soleil comme à la mi-ombre. Initialement planté au jardin en plein soleil, il a végété pendant longtemps. Puis, je me suis décidé à le déplacer pour le mettre à mi-ombre, dans une ambiance de lisière de sous bois frais. Là, il a l’air de se plaire davantage. Le sol est bien frais et la terre riche. Niveau rusticité, on le dit rustique jusqu’en zone 8, où il tiendrait de -12°C, température à partir de laquelle il se défolierait, jusqu’à -15°C.  Ici, il a supporté pour l’instant un -8°C sans perdre une feuille.

Voilà donc un bon candidat à l’acclimatation. On verra ce que ça donne sur le long terme, mais si vous avez un endroit bien abrité, ça vaut peut-être le coup de le tenter. Affaire à suivre….

Cultiver la cardamome

cardamome plante

Cardamome

Cultiver la cardamome, cette épice bien connue, à l’odeur forte et envoûtante, est une expérience facile à tenter. Exclusivement tropicale, elle n’aurait pas sa place sur ce blog si elle n’était facile à cultiver en pot ou  au jardin pendant la belle saison. Il existe 2 plantes qui s’appellent cardamome, appartenant toutes deux à la grande famille des zingibéracées : la cardamome brune (Amomum subulatum) et la cardamome verte (Elletaria cardamomum). Comme pour le gingembre, les fleurs apparaissent sur des tiges spécifiques, différentes des tiges qui portent les feuilles. Une fois fécondées, les capsules (fruits) qui portent les graines font ployer les tiges, tout autour de la plante (voir photo ci-dessous). Ce sont les graines, très aromatiques, qui constituent l’épice tant recherchée. On les garde dans les capsules pour qu’elles conservent tout leur arôme.

La cardamome verte (Elletaria cardamomum) : c’est la plus connue, celle qui est la plus utilisée en Europe. Les graines noires sont stockées dans de petites capsules vertes. Les capsules sont récoltées avant complète maturité et mises à sécher au soleil. Originaire du sud de l’Inde, (Kérala), elle peut atteindre 2 à 3 m de hauteur.

La cardamome brune (Amomum subulatum) : moins connue en Europe mais très utilisée en Asie, elle a une saveur différente de la verte, elle est plus camphrée. Ses capsules sont moins lisses et plus brunes. Originaire du nord de l’Inde (Népal, Bengale..), on la trouve aussi dans le sud de la Chine. La plante atteint 1,50 m de hauteur. Elle serait plus rustique que la verte. Elle tiendrait jusqu’à -6 à -8°C, qui est une température qu’on atteint facilement en Île de France, même lors des hivers les plus doux. Je ne me risquerai donc pas à la tenter en pleine terre toute l’année, trop risquée… Mais dans les régions les plus douces, vous pouvez la tenter, dans un sol très bien drainé en hiver.

Culture
cardamome fructifications

Fruits de cardamome

Les cardamomes poussent dans les sous-bois chauds et humides de l’Asie des moussons, dans des sols forestiers riches en matières organiques. Ces conditions imposent de les cultiver chez nous en pot une grande partie de l’année. On pourra les installer dehors à la belle saison, en pleine terre pourquoi pas, mais il faudra leur donner le sol riche dont elles ont besoin et surtout les arrosages, presque tous les jours, qui leur rappelleront leurs régions natales où elles se délectent des abondantes pluies de la mousson. Dès que les températures s’approcheront des 10°C, rempotage et retour vers la maison ! Avec un peu de chance elles fleuriront au printemps suivant.

Les fruits arriveront à maturité en septembre. Tous ne mûrissent pas en même temps, il faudra être prudent pour les récolter et ne pas abîmer ceux en train de se former. Il ne faut pas attendre trop longtemps non plus. Sinon, les fruits s’ouvrent brutalement dès qu’ils sont mûrs et expulsent les petites graines noires.

Vous pouvez essayer les semis (pas faciles) ou acheter des plantes déjà formées, quelques pépinières en proposent. Globalement, ces belles plantes ne sont pas plus difficiles à cultiver que du gingembre mais il leur faut vraiment de bonnes conditions de cultures pour qu’elles fleurissent et fructifient. Si une cardamome commence à fleurir en pot au printemps, ne la transplantez pas au jardin, laissez la en pot. La transplantation risquerait de faire couler les fleurs et anéantir la fructification.

Voilà de belles plantes à essayer,  dedans l’hiver, et dehors l’été où la chaleur leur sera indispensable pour être heureuses.

La muselle, ou lotus d’or

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Muselles en fleur

La muselle, ou lotus d’or (Musella lasiocarpa) est un joli petit bananier originaire de Chine. Cette plante est très intéressante car elle est facile à cultiver. Assez rustique, elle fait une fleur très originale et magnifique. La forme générale de la muselle, c’est celle d’un bananier, d’environ 2 m de hauteur à pleine maturité. Ici elle atteint pour l’instant 1 bon mètre.

Originaire du sud de la  Chine, la muselle sert là-bas à faire des clôtures végétales car elle fait de très nombreux rejets qui forment vite une touffe assez dense. On se sert également de son tronc pour nourrir les cochons. Sa grosse fleur jaune lui vaut parfois le nom courant de Lotus d’or par les Chinois.

Culture

La muselle est facile à cultiver. Les indications sur sa rusticité sont variables, on trouve dans la littérature de -10°C à -15°C. En fait, ce sont surtout les conditions de drainage qui vont déterminer sa résistance au froid. Comme beaucoup de plantes, plus le sol sera humide en hiver, moins elle résistera au froid. Sous nos climats, elle reste facile à protéger, car il vaut mieux la protéger si on veut obtenir une fleur.

Chaque tronc, appelé stipe, fleurit au bout de 3 à 4 quatre ans, à condition qu’il n’ait pas été détruit par le gel jusqu’au ras du sol. Ici, elle est plantée dans un mélange riche en matières organiques, dans un massif en pente légère pour accentuer l’effet de drainage. Un bon paillage d’été lui conserve l’humidité qu’elle apprécie durant les grosses chaleurs, et un paillage hivernal plus dense avec une bâche imperméable la protège l’hiver. Je coupe tous les troncs à 50 cm du sol. Elle est au jardin depuis 2 ans….elle est donc encore toute jeune et n’avait qu’un stipe au moment de l’achat. Je l’avais initialement planté en plein soleil, car on disait qu’il lui fallait une situation très ensoleillée. Mais elle végétait : je l’ai déplacée l’année dernière, avec soleil le matin et ombre l’après midi, et là, elle s’est mise à pousser fortement et à faire quantité de rejets. Pour l’exposition, je dirai donc soleil, si le sol reste bien humide en été, mais s’il sèche (à moins que vous ne l’arrosiez beaucoup), alors plutôt mi-ombre, ça semble mieux lui convenir.

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Muselle au jardin d’épices

Rusticité

Point de vue rusticité, elle a tenu à un -12°C (température ressentie) en février 2015 (sous sa doudoune d’hiver). La muselle est une jolie plante, à mi-chemin entre le bananier et le canna, assez originale, elle apporte une touche exotique indéniable au jardin grâce à son beau feuillage, plus épais que celui des bananiers, alors, laissez-vous tenter, d’autant qu’on commence à la trouver facilement en jardinerie maintenant. Et puis si elle fleurit, alors là, ce sera la cerise sur le gâteau !

Créer un jardin tropical

Créer un jardin tropical, c’est créer une ambiance de jungle, avec une végétation exubérante et luxuriante, riche en feuillages, en fleurs exotiques…C’est sûr, ça ne va pas être évident à reproduire en France métropolitaine mais il y a des plantes très intéressantes qui, bien associées peuvent nous donner l’illusion d’être sous les tropiques.

Pour réussir

Pour réussir un jardin tropical, il faut des plantes à grands feuillages qui évoquent la luxuriance, mais aussi des fleurs originales qui évoquent l’exotisme. Pour obtenir un jardin de ce type il va falloir :

  • un sol riche, régulièrement composté et paillé. Les plantes pour ce type de jardin apprécieront les apports d’engrais, sous forme de purins : ortie pour les plantes à feuillage (bananiers, colocasias…), et consoude pour les floraisons (cannas, hédychiums…)
  • Le paillage permettra de garder l’humidité et limitera les arrosages dont ces plantes sont friandes.
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Nourriture et eau, permettront à ces plantes de devenir magnifiques et exubérantes, et aussi d’accumuler suffisamment de réserve pour passer l’hiver dans les meilleures conditions.

A éviter

Les sols gorgés d’eau en hiver. Ce qui peut tuer vos plantes, c’est l’association du froid et de l’humidité (voir article sur ce thème).  Autant le sol peut être humide en été, autant il faut qu’il draine bien en hiver. Tous les rhizomes sont sensibles à la combinaison de ces 2 facteurs qui entraîne un pourrissement irrémédiable. Si votre sol est lourd, pensez à l’alléger au moment de la plantation (sable + terreau), voire même à mettre en place un drainage au fond du trou avec du gravier. Vous pouvez aussi éviter les problèmes en bâchant l’hiver avec une protection hermétique à l’eau.

Exposition

Le plein soleil pour certaines comme les bananiers et les cannas (à condition d’être bien arrosés). Mi-ombre pour les autres, hédychiums, colocasias…..Pour la plupart, le soleil brûlant est à éviter…soleil le matin et ombre ou mi-ombre dès le milieu de journée, c’est l’idéal.

Réaliser une ambiance Tropiques humides n’est pas très difficile, même dans un petit jardin.

Organiser le massif

Pour organiser votre jardin tropical, installez les plus grandes plantes en fond ou en milieu de massif : elles constitueront l’armature, l’ossature du massif contre laquelle les autres plantes viendront s’adosser. Des bananiers, des palmiers, des grandes graminées comme les arundo ou les hibiscus, tout cela fera l’affaire. En installant judicieusement ces plantes par rapport au soleil, ces grandes plantes diviseront votre massif en plusieurs parties : vous pourrez avoir une partie en plein sud, et une partie en plein nord (ou en tous cas ombragée l’après midi). Cela vous permettra de planter un maximum de plantes aux exigences très différentes dans un même massif et donnera à votre jardin de la hauteur, accentuant l’impression d’être dans un jardin tropical.

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Plantes pour effet exotique rapide

IMG_2919Les plantes pour un effet exotique rapide sont à la fois faciles à trouver, faciles de culture et elles vont transformer votre jardin en paradis exotique en une  ou deux saisons. Voici donc une petite liste qui aura de grands effets sur votre jardin. Evidemment, plus vous habiterez dans une région au climat doux, plus la liste sera longue, mais dans le nord, on peut déjà faire pas mal de choses avec les plantes ci-dessous.

Plantes très faciles et incontournables

Dès la plantation, alors même qu’elles sont encore petites, ces plantes transforment immédiatement le jardin. Essayez de prendre des palmiers d’au moins 1m50 de hauteur. Les bananiers, eux, poussent vite, en un été ils peuvent faire plusieurs mètres de hauteur.

  • les bananiers
    • le bananier du Japon : Musa basjoo ; on la trouve facilement en jardinerie.
    • le bananier du Sikkim : Musa sikkimensis, est aussi un bon choix. On commence à la trouver facilement en jardinerie. Une fois installé, il pousse plus vite que le bananier du Japon et est beaucoup plus grand.
  • les palmiers : le trachycarpus fortunei ; dans toutes les jardineries.
    • le trachycarpus wagnerianus : plus petits, pour les petits jardins. On le trouve en jardineries où chez les pépiniéristes spécialisés.
  • Le tetrapanax : tetrapanax papyrifer : si le sol est bien riche, en  une saison il apporte une touche très exotique à n’importe quel jardin. Assez rustique, prévoyez lui de la place, ambiance jungle assurée ! Attention cependant, une exposition mi-ombragée lui est profitable. Le soleil brûlant a tendance à lui brûler les feuilles.

Ces 3 plantes, à elles seules vont métamorphoser votre jardin, elles sont rustiques et faciles d’entretien.

Autres incontournables

Vous pouvez les accompagner avec les autres plantes très rustiques que sont :

  • les bambous. Si vous craignez l’envahissement, choisissez des fargésias plutôt que des phylostachys (voir l’article : bien choisir un bambou)
  • l’ arundo, ou  canne de Provence, ou  qu’on trouve facilement en jardinerie, notamment dans sa forme panachée.
  • les cannas : privilégiez les variétés à petites fleurs, plus rustiques comme le canna edulis, où les cultivars “Marabout” ou “Ibis”. Certains cannas à feuilles panachées comme le sublime Durban, possèdent à la fois une très bonne rusticité et de très grandes et magnifiques  feuilles colorées.
  • les colocasias : les grandes feuilles des colocasias sont fortement porteuses d’exotisme. Parmi les variétés rustiques, choisissez la variété Pink china (Colocasia esculenta Pink china), c’est une valeur sûre.
  • le yucca : très connu et fréquent mais si mal utilisé ! Dans un massif exotique, il remplace avantageusement les cordylines dans les régions où ces dernières gèlent.
  • les lins de Nouvelle Zélande ou  phormiums : ces magnifiques plantes vont parfaire le côté exotique des massifs par leur ampleur de leur feuillage. Cependant, elles peuvent nécessiter une petite protection en cas d’hiver très froid mais globalement, elles tiennent plutôt bien en zone 7 et on les trouve très facilement.

Voilà, rien qu’avec ces quelques plantes, très faciles à trouver, votre jardin sera transformé dès leur plantation. Ensuite, vous pourrez peaufiner en intégrant d’autres exotiques moins courantes. Vous pourrez ainsi ajouter des hédychiums, du manioc rustique, des eucomis, etc.

Le citronnier de Corée

poncirus fruits

Citronnier de Corée, fruits et épines

Le citronnier de Corée est un agrume rustique pour nos jardins. Son nom est Poncirus trifoliata, encore appelé citronnier épineux. Il est originaire du nord de la Chine et de la Corée, c’est dire que le froid ne lui fait pas peur. Il appartient à la famille des rutacées, qui compte parmi ses membres toutes les plantes du genre citrus (oranges, citrons, pamplemousses…) ; le poncirus est d’ailleurs très proche des citrus. On peut cependant bien parler d’agrume, car sont considérées comme des agrumes, les plantes des genres Citrus, Fortunella (les kumquats) et Poncirus.

Cet agrume rustique mesure de 3 à 8 m de haut et possède des tiges incroyablement épineuses. C’est cette caractéristique qui fait qu’il est utilisé en haies défensives par la SNCF (entre autres), car ses épines sont vraiment, vraiment redoutables. Cet arbuste au feuillage caduc, se couvre en avril, de fleurs blanches, assez grosses et parfumées. Des petits fruits, de la taille de  mandarines leur succèdent mais malheureusement, ils ne sont pas comestibles crus (ils contiennent de la poncirine, une substance qui donne une forte amertume au fruit à l’état cru). On peut cependant les consommer cuits, sous forme de confitures, ou utiliser le zeste pour parfumer le thé. Ils arrivent à maturité en octobre novembre, quand ils deviennent jaunes et odorants.

Point de vue rusticité, rien à dire, il tient sans problème. Mes parents en avait un dans l’Yonne depuis des années et il a résisté à des hivers particulièrement rigoureux. Mais voilà, trop épineux, il devenait aussi trop grand, ils ont du s’en séparer… Je l’ai déterré (ce fut sportif) et je l’ai replanté ici, dans mon jardin. On verra bien s’il reprend au printemps prochain. Comme on dit, fichu pour fichu, autant lui donner une seconde chance.

poncirus fleurs

Floraison du citronnier de Corée

Le citronnier de Corée est utilisé pour faire des hybridations avec d’autres agrumes, afin d’accroître leur rusticité. Et cela donne : le citremon (poncirus x citron), le citrandarin (poncirus x mandarine), le citrumelo (poncirus x pamplemousse), et bien d’autres encore, la liste est interminable. Si certain de ces hybrides sont prometteurs, il reste à les tester en Île de France. Le problème principale, c’est que le poncirus, s’il transmet un peu de rusticité, transmet aussi la poncirine, qui ne rend pas forcément les fruits très agréables à manger…mais gardons espoir, les hybrideurs travaillent et il y a des résultats intéressants ; je compte bien d’ailleurs commencer une petite collection d’agrumes rustiques ici, pour voir ce que ça donne, mais nous en reparlerons…

Culture

Il lui faut une terre bien drainée et plutôt acide, il ne semble pas trop aimer le calcaire. A planter en situation ensoleillée. Il pousse lentement et apprécie au printemps un peu de fumier décomposé ou du compost.

Le citronnier de Corée est un bel arbuste à accueillir au jardin, un agrume vraiment rustique qui étonnera vos visiteurs, et sera beau toute l’année car même en hiver, le mélimélo de ces branches aux épines tortueuses et acérées est magnifique.